Atelier Cinéma


Les  activités en 2010

Prochaine séance : lundi  6 décembre
Aline : exceptionnellement je vous donne RV au cinéma du PRADO
qui est le seul où passe" le nom des gens "c'est un peu plus cher mais que faire? 
Le film passe à 14H15 donc RV à 14H c'est une comédie sur la gauche !!!!!
Présentation  : Le nom des gens (clic)
Mamuth
Copie conforme
 Des hommes et des dieux
Housemaid et Un homme qui crie
La Vénus noire


ATELIER CINE DU 10 MAI 10
« Déjanté ce film ! oui et non …..Qui ne reconnaît pas dans ce Depardieu fatigué alias Serge Pilardosse ces petites gens, ces gens de peu qui ont trimé toute leur vie et se retrouvent désoeuvrés et inutiles au moment de leur retraite. La dérision du pot d’adieu nous faire rire et nous fait mal. Quel sens a cette vie de labeur ?
Au cours de cette quête de « papelards » qui manquent à son dossier retraite, Mammuth nous fait découvrir le monde du travail au noir : forains , boîtes de nuit, vigneron ? C’est aussi l’occasion de rappeler l’existence d’une autre France :celle des hôpitaux gériatriques, des hôtels minables, des chercheurs de pièces dans le sable. … Mammuth, un taiseux sans mot, est  en fait à la recherche de lui, de son passé, de ses amours de jeunesse (Adjani). Il cède à la fantaisie du monde imaginaire au cours de sa rencontre avec sa nièce déjantée, à la paresse au soleil. Yolande Moreau, qui joue Catherine, son épouse, est parfaite dans ce rôle de caissière de super marché. Elle évoque l’univers des Deschiens. Son amour tendre, rude et patient reste pour Mammuth la seule certitude dans ce monde déglingué.
Alors que nous importent les quelques longueurs ou maladresses d’un film qui nous fait découvrir le grand acteur qu’est Gérard Depardieu.
Nous étions 6 à le voir et pas déçues.
Prochain atelier ciné : lundi 7 juin


Aline

 de M.RENOU :
Salut Aline,
Pas grand chose à ajouter à ton papier sur " Mammuth" Il est très bien et reflète fidèlement l'esprit du film.
Quelques points de détail (sur la forme) cependant que j'ai mis en lettres capitales.
   -  la dérision du pot d'adieu nous FAIRE et nous fait mal.
   - dans son dossier retraite, ESPACE Mammuth...
   - le monde du travail au noir ...
   - boîtes de nuit . Je dirais plutôt videur
   - des chercheurs de pièces...Je dirais plutôt des plages encore désertes.
   - à la recherche de lui-MEME.
Quant au fond, je ne vois vraiment rien à ajouter à ton papier, peut-être l'absurdité du monde dans lequel nous vivons, la poésie comme seule arme pour résister.


ATELIER CINEMA du 7 juin  (Aline)

Copie conforme
De Abbas Kiarostami

Rencontre entre une galeriste et un écrivain qui vient de publier un livre traitant des rapports entre l’original et la copie dans les œuvres d’art. Elle (Juliette Binoche ) est sous le charme de cet homme (William Shimel) et tente de le séduire en s’intéressant au sujet du livre. Lui tout en distance et indifférence, a un train à prendre. Sont- ils amants ? mari et femme comme le pense une serveuse ? est-ce un couple réel ou un couple de fiction ? qu’importe ! l’échange devient tout à coup conflit : elle lui reproche sa froideur, son absence, elle lui dit sa solitude ; lui ne pense qu’à partir. Il s’obstine à dire et redire que les choses et les sentiments changent alors qu’elle pense avec nostalgie et tendresse au moment de leur rencontre. Malentendu, incompréhensions, attentes déçues, délitement d’un vrai ou faux couple ? le film fonctionne comme la copie d’un original « le voyage en Italie » de Rossellini. Dans l’art, semble nous dire et redire Kiarostami,  original ou copie il s’agit toujours de la reproduction d’une réalité ou d’un modèle.
Temporalité fluide, dialogues magnifiques, langues plurielles (français, italien, anglais) pour nous faire réfléchir au couple et au temps qui passe, à la solitude y compris dans la relation amoureuse.
Juliette Binoche « joue » entre larmes et rires, émouvante et belle réclamant un regard de l’autre qui ne semble pas la voir…aussi étonnante dans la séduction, le bavardage intellectuel que dans la sensualité des dernières images du film, dans la lumière déclinante. William Shimel est bien dans son rôle, un bel homme grisonnant, froid, sceptique et presque cynique.
Le paysage toscan, ses pierres, ses couleurs finissent de nous charmer dans ce film décidemment peu ordinaire . A voir

 "Des solutions locales pour un désordre global ": + commentaires .


Des hommes et des dieux  (la bande annonce)   Commentaires Poursuive


C'est un film dramatique français réalisé par Xavier Beauvois sur le scénario d'Étienne Comar, mettant en scène Lambert Wilson, Michael Lonsdale, Olivier Rabourdin, Philippe Laudenbach, Jacques Herlin, Loïc Pichon, Xavier Maly et Olivier Perrier dans les rôles des moines de Tibhirine. Produit par Why Not Productions, ce film est sorti en France, le 8 septembre 2010.

Le film évoque les trois dernières années de la vie des moines de Tibhirine, jusqu'à leur enlèvement, en 1996[1],[2],[3].

Ce film a été présenté le 18 mai 2010, dans le cadre de la compétition officielle du Festival de Cannes 2010 et a reçu le Grand prix du jury.


Ce qui suit dévoile des moments clés de l’intrigue.

Un monastère dans un village isolé au milieu des montagnes algériennes, dans les années 1990. Une petite communauté de moines catholiques y est installée. Les moines ont une vie simple, austère, rythmée par la prière et les tâches quotidiennes. L'ordre cistercien, auquel ils appartiennent, est centré sur la contemplation, soutenue par la prière commune, les chants liturgiques mais aussi des temps de silence. Une place importante est faite au travail de la terre, à l'aide aux démunis, aux soins apportés aux malades. Le monastère sert en effet de dispensaire médical pour la population locale. Un des moines, frère Luc, est médecin et accueille chaque jour des personnes souffrantes[1],[2],[3],[4].

Les moines ont des relations fraternelles avec les musulmans vivant aux alentours. Mais progressivement, la violence et la terreur, liées à la guerre civile algérienne, gagnent la région. De nombreux civils sont assassinés, victimes du conflit entre les groupes islamistes terroristes et l'armée algérienne. Des ouvriers, originaires de Yougoslavie, sont égorgés, non loin du monastère. L'armée propose sa protection aux moines, qui la refusent. Un groupe de terroristes pénètre de force dans le monastère, lors de la nuit de Noël

Se pose alors, de plus en plus, la question du départ. Faut-il rester dans ce monastère, auprès des villageois qui comptent sur leur présence, mais en courant le risque d'être enlevés et tués ? Ou doivent-ils partir s'établir ailleurs ? Les moines sont amenés à se poser cette question difficile, qui éprouve leur foi, leur courage, et leur attachement à cette terre et à ses habitants. La vie quotidienne et de la prière de la communauté est habitée par cette tension dramatique. Sont en jeu, les liens profonds qui les unissent à la population et l’esprit de paix et de charité qu’ils veulent opposer à la violence sévissant dans le pays


Sujet à l’origine du film


Le film s’inspire de la vie des moines de Tibhirine, enlevés et assassinés en 1996. Le monastère de Tibhirine est établi dans les montagnes de l’Atlas, en Algérie. Les moines appartiennent à l'Ordre cistercien de la stricte observance, et suivent la Règle de saint Benoît[5]. Ils sont huit à être présents à Tibhirine en 1996[6]. Leur vie est marquée par un climat de silence, de prière commune mais aussi d’hospitalité et de partage vis à vis des pauvres et des étrangers[5].

Dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, en pleine guerre civile algérienne, ils sont neuf au monastère, un frère étant venu du Maroc pour visiter la communauté. Sept d'entre eux sont enlevés par un groupe armé. Le 21 mai 1996, un communiqué, attribué au Groupe islamique armé, revendique l'assassinat des moines de Tibhirine. Le 30 mai 1996, le gouvernement algérien annonce avoir retrouvé les têtes des sept moines sur une route près de Médéa. L’identité des assassins et les circonstances exactes de leur mort demeurent à ce jour controversées. Une action judiciaire est en cours, en France, depuis 2003[1],[2],[3],[5].

Les sept moines assassinés sont Christian de Chergé, âgé de 59 ans, moine depuis 1969 et en Algérie depuis 1971, prieur de la communauté depuis 1984 ; frère Luc Dochier, 82 ans, moine depuis 1941, en Algérie depuis 1947 (médecin, il soigne gratuitement ceux qui viennent le voir) ; frère Christophe Lebreton, 45 ans, frère Michel Fleury, 52 ans, frère Bruno Lemarchand, 66 ans, frère Célestin Ringeard, 62 ans et frère Paul Favre-Miville, 57 ans[6],[7]. Les deux moines ayant échappé à l’enlèvement sont frère Jean-Pierre et frère Amédée[6].


Scénario et tournage

En avril 2006, le producteur Étienne Cosmar voit le documentaire Le Testament de Tibhirine, réalisé par Emmanuel Audrain, sur la disparition des moines. Cela lui donne le désir de consacrer un film aux moines de Tibhirine. En 2007, il propose ce sujet au réalisateur Xavier Beauvois. Tous deux rédigent ensemble le scénario, dont l'angle d'attaque est la volonté, de la part des moines, de rester en Algérie malgré les risques que ce choix représentait. Ils se sont inspirés des écrits de deux des moines assassinés, Christian de Chergé et Christophe Lebreton[9].

Les acteurs du film ont préparé le tournage en faisant un séjour à l'Abbaye Notre-Dame de Tamié, où quatre des moines de Thibirine étaient passés avant d'aller en Algérie. Ils y ont logé une semaine dans une cellule monastique, et se sont formés au chant grégorien et liturgique auprès de François Polgár, ancien chef de chœur à l'opéra de Paris et chef de choeur des Petits Chanteurs de Sainte-Croix de Neuilly

L'équipe du film a également reçu l'aide d'Henry Quinson, traducteur et auteur d'ouvrages sur les moines de Tibhirine, qui a vérifié la pertinence du scénario, des décors, des costumes et des chants du point de vue de la vie monastique. Il a aussi conseillé les acteurs jouant les rôles des moines. Le scénario a été présenté aux familles des victimes et aux moines de l'abbaye de Tamié. Les conditions de sécurité n'étant pas réunies dans le monastère de Tibhirine, le tournage a eu lieu au Maroc, dans le monastère bénédictin de Tioumililine, situé à 1600 mètres d'altitude[8],[9].

Analyse 

Le film de Xavier Beauvois ne montre pas l’assassinat des moines. Il ne propose pas d’hypothèse sur les circonstances de leur mort. Le drame que vivent les personnages n’est pas non plus un prétexte pour traiter, de façon détaillée, de la guerre civile algérienne. Il s’agit avant tout, pour le réalisateur et son équipe, de montrer la vie quotidienne des moines dans les années qui précèdent leur enlèvement. Les événements politiques et leurs répercussions locales sont abordés du point de vue des frères cisterciens, selon la vocation de prière et de charité qui est la leur. L’accent est mis sur la liturgie vécue en commun, qui les soutient dans les épreuves, et les relations fraternelles avec les habitants des villages environnants[1],[2],[3],[4].

La guerre civile est évoquée par la tension qui monte, dans la région, et le monastère. Le réalisateur met alors l’accent sur le regard fraternel, exempt de parti pris, que les moines veulent poser sur les habitants de la région, que ceux-ci soient partisans des groupes islamiques présents dans la montagne, ou favorables à l’armée algérienne. Le véritable combat des frères cisterciens est intérieur : partir ou non. Le film place les spectateurs au cœur de ce choix éthique, qui va dévoiler un peu plus l’intériorité et les motivations profondes de chacun des personnages[1],[2],[3],[4].

Le thème du sacrifice, voire du martyre, devient peu à peu majeur. La fiction épouse alors l’histoire, avec la lecture, en voix off, d’extraits de la lettre testament du prieur des moines de Tibhirine, Christian de Chergé, qui aborde cette éventualité d’une mort violente qu’il n’aurait pas recherchée[Note 2]. Sans montrer le dénouement de l’histoire, la mort des moines et les conditions dans lesquelles elle s’est produite, Xavier Beauvois se focalise sur l’essentiel : le choix difficile, fait en conscience par ces hommes, de rester au monastère et dans cette région, quels que soient les risques encourus. Ce thème du sacrifice culmine dans une séquence évoquant la dernière Cène : la caméra, dans une émouvante série de travellings, dépeint le visage des moines dont l'émotion trahit le pressentiment d'une fin proche, lors d'un repas précédant leur enlèvement, qui sonne comme un repas d'adieu. Accompagnée par la musique du Lac des Cygnes, de Tchaïkovski, cette scène est considérée, par plusieurs observateurs, comme l'une des plus poignantes du film[2],[3].


Commentaire
Je suis allé avec un peu de retard, voir le film, coqueluche du moment : "Des hommes et des dieux". A mon avis, il est bien fait mais rien d’extraordinaire, ce qui fait son mérite car nous en aurions peut être fait autant ? Pas de suspens. C’est une reconstitution historique dont nous avons été témoins en 93 avec de beaux plans sur les paysages et les visages, bien joué, du travail d’artiste, de professionnels.
Je n’ai pas été très ému, peut être parce que je connaissais trop l’histoire. En tous cas c’est heureux que, malgré quelques longueurs sur les chants par exemple et les dialogues (encore que ce n’est pas exagéré), ce témoignage de fidélité soit exposé et bien réalisé  afin de donner encore plus de sens au sacrifice des moines.  (Marc)
Les films du 4 octobre

Housemaid

Remake du film The Housemaid de Kim Ki-Young .Lee Euny est engagée comme gouvernante dans une riche maison bourgeoise. Le mari de la famille, Hoon, la prend pour maîtresse. La vie de toute la maison va alors basculer.Ce film est sélectionné en compétition officielle pour le 63ème Festival de Cannes.

Il est parfaitement légitime de trouver The Housemaid grotesque et caricatural dans son évocation de la lutte des classes coréenne. C'est une vision des choses, une autre est de considérer le film d'Im Sang-soo comme un opéra baroque, un exercice en huis-clos volontairement outrancier pour mieux décrire une ambiance sulfureuse où luxe, calme et volupté se dissolvent dans une perversité et un sadisme éclatants. A quoi bon chercher la nuance dans ce féroce règlement de compte à l'encontre de la haute bourgeoisie, si supérieure au commun des mortels ? L'expression "Pourriture noble", en toute ironie, conviendrait parfaitement. Il n'y a pas davantage de place pour l'émotion, alors même que la lumière du film est délibérément froide et les rapports de force crus et et cruels. Im Sang-soo, dans un décor flamboyant (quelle maison !), d'une beauté lugubre, met en scène avec une virtuosité ahurissante ce thriller mélodramatique. Il est rare dans le cinéma d'aujourd'hui de pouvoir s'extasier devant une telle maîtrise, en particulier dans cette profondeur de champ qui donne au film une ampleur inouïe. Et qui renforce cette sensation d'étouffement jusqu'à un final emphatique, au risque du ridicule. Là haut, sur leur petit nuage, Luis Bunuel et Claude Chabrol ont dû apprécier le spectacle



"Un Homme qui crie"

•    Drame / Film de guerre
•    Date de sortie : 29 Septembre 2010 > Toutes les sorties de la semaine
•    Réalisé par : Mahamat-Saleh HAROUN
•    Avec : Youssouf Djaoro , Diouc KOMA , Emile Abossolo M'Bo ... > Tout le casting
•    Durée : 1h32min
•    Pays de production : Belgium , France
•    Titre original : Un homme qui crie n'est pas un ours qui danse
•    Synopsis : Le Tchad de nos jours. Adam, la soixantaine, ancien champion de natation est maitre nageur de la piscine d'un hôtel de luxe à N'Djamena. Lors du rachat de l'hôtel par des repreneurs chinois, il doit laisser la place à son fils Abdel. Il vit très mal cette situation qu'il considère comme une déchéance sociale.Le pays est en proie à la guerre civile et les rebelles armés menacent le pouvoir. Le gouvernement, en réaction, fait appel à la population pour un "effort de guerre" exigeant d'eux argent ou enfant en âge de combattre les assaillants. Adam est ainsi harcelé par son Chef de Quartier pour sa contribution. Mais Adam n'a pas d'argent, il n'a que son fils...Ce film est sélectionné en compétition officielle pour le 63ème Festival de Cannes.
Commentaires :
J'ai donc vu, ce soir, Un homme qui crie, et c'est un bon film, sensible : ça se passe au Tchad ! Les acteurs sont bons, surtout le personnage principal, un homme marié, père d'un fils de 18 ans, maître nageur dont la vie va être gâchée, et poussée dans le désespoir, par la situation de guerre dans ce pays d'Afrique...
 Christiane.