Récit de ma vie (suite 2016)


voyage en Champagne 
visite à Claire Feur Alause
30 juillet 2016 chez Marc
10 août le feu
25 septembre la St Michel
octobre à St Martin
8 novembre matinée mémorable
11 novembre Denis Pommois
20 novembre anniversaire de Hugo


Aujourd’hui 9 mars 2016 (jour anniversaire de notre fils Patrice - 46 ans au compteur -) et grâce à l'aide de notre fille Céline qui m'a réconcilié avec mon ordinateur qui commençait à me taper sur les nerfs, je "remets sur le métier mon ouvrage" Certains de mes amis me disent parfois:"tu sais Michel on aime bien ce que tu écris. Alors, continue le récit de ta vie."

     A bientôt 88 ans, je me dis comme les années passent vite. J’ai du mal à réaliser que je fais partie des séniors. J'ai l'impression de jouer les prolongations, étant donné que j'ai largement dépassé  l'espérance de vie des hommes de notre temps. Une revue signale qu'en 1870  l'espérance de vie était de 33,7 ans pour les hommes et 37,7 ans pour les femmes et qu'en 2012, l'espérance était de 78,4 pour les hommes et de 84,8 ans pour les femmes. Malheureusement, bien des personnes que j'ai connues ont quitté nos rivages. Me vient alors en mémoire un texte de Victor Hugo au début du poème Océano Nox:


"Oh combien de marins, combien de capitaines,

 qui sont partis joyeux pour des courses lointaines, 

dans les mornes horizons se sont évanouis...

      Si vous permettez j'ose parodier  ce beau texte :

Oh, combien d'êtres chers, combien de mes amis

qui ont vécu sans bruit et sans faire de folie

ont quitté cette vie, sont partis bien trop vite.

     Il ne se passe pas une semaine sans qu'on m'apprenne le décès d'amis ou de connaissances. Paix à leur âme!

     

     En ce jour du 19 mars, fête de la Saint Joseph, des souvenirs bien précis refont surface. Alors que j'étais au petit séminaire de Chalons dans les années 1942-1943, le supérieur s'appelait Joseph Appert. C'était un "supérieur", pas un chef d'établissement ou un simple directeur. Non, un supérieur par rapport à nous les inférieurs. Toujours est-il que le jour de sa fête c'était relâche. Pas de cours de math, de grec ou de latin, mais récréation, jeux, sport et lectures libres. C'était bien apprécié en ces premiers jours de printemps.

   Ce supérieur était bien estimé, très simple avec tous. Tous les matins, nous assistions à la messe précédée d'un court temps de méditation. Une fois par semaine le samedi après la récréation de 5 heures il nous entretenait de divers sujets, par exemple de l'évolution de la guerre, du front en Russie ou en Italie. En ce temps de guerre les denrées alimentaires se faisaient rares. Nous avions souvent au menu des rutabagas ou des topinambours, légumes peu appréciés. De ce fait, un soir notre supérieur crut de son devoir de nous expliquer en long et en large les qualités nutritives de ces produits qui contenaient une bonne dose de vitamines. Plus tard des facétieux se mirent à jaser sur ces fameuses "vitamines Joseph".

 

      Ces jours ci, comme il m'arrive de temps en temps, en mettant un peu d'ordre dans mes nombreux documents, j'ai retrouvé deux lettres de l'année 2008, l'une de mon frère Denis et l'autre de Michèle Remy originaire de Soudron.

                             La lettre de Denis             Somme-Suippe le 02-01-08 

                                         Chers Michel, Odile et toute la famille

 

     En ce 2 janvier 2008, je viens au nom de la famille vous présenter nos meilleurs voeux, la santé tout à chacun.

     J'ai lu avec grand intérêt le "Je ne regrette rien"  ( le texte de ma vie ). Croyez moi, je suis fier en moi-même de ces témoignages d'une vie simple et bien remplie. Félicitations- Je découvre la vie d'un frère aimé que je ne connaissais pas en profondeur. J'en avais laissé un exemplaire à Jean-François (son fils aîné) en revenant de Marseille et le jour de Noël, nos en avons parlé à table, puisqu'il la lu également, très-très intéressant, avec quelle aisance dans ta façon de parler. "On voit qu'il a fait des études" a t'il dit, studieuses". J'ajouterai, car je l'ai remarqué dans tes écrits, toujours tu appréciais tes maîtres et professeurs. Claire (sa fille) a emmené ton texte avec elle pour le lire.....

     J'en reviens également à la lecture du récit de tes premières lettres d'Afrique; je trouve cela très intéressant, et comme tu le dis, cela sera un témoignage. Je suis surpris moi-même d'avoir conservé ces lettres et de te les avoir remis. Maman a su également mettre ce courrier de côté."

                                                                                                       Merci Denis

 

 

                            La lettre de Michèle Remy

                  Michèle Collard-Remy                     Jâlons le 13-10-2008                               

                                                      

                 Cher Michel,

  

     Il y a bien longtemps que je désire vous écrire... Je vous écris principalement pour vous remercier de tout ce que vous m'avez apporté, ainsi qu'à tous les jeunes de Soudron, à l'époque de mon adolescence, dans ce petit village au coeur de la Champagne pouilleuse, à la fin des années 50. (Je n'arrive pas à réaliser que j'aurai 65 ans en décembre prochain!)

     Votre arrivée à Soudron fut pour moi comme une grande bouffée d'air frais et un grand rayon de soleil. Vous nous avez ouvert le monde. Alors que je me morfondais au sein d'une famille où la base de l'éducation était les interdits de tous genres. Je garde le souvenir de votre première visite à mes parents; je vous vois en haut des marches, debout dans l'entrée, vêtu d'un survêtement, une jambe dans le plâtre, et des béquilles. (A la suite d'un  match de basket je crois). Quel changement après ce brave abbè Colmart ! Vous arriviez plein d'élan, de générosité, d'idées neuves et de dynamisme ! Votre première bonne idée (géniale à l'époque) fut sans doute le télé-club dans l'ancienne école. Je me souviens encore du" Voyage de Monsieur Perrichon", d'Eugène Labiche. 

     Puis les voyages "ados" en Suisse, en Autriche et enfin et surtout le jumelage avec Schluttenbach.  Annelise (une jeune-fille de Scluttenbach) se souvient particulièrement d'un séjour où elle était la seule de Schluttenbach; vous étiez passé la prendre et elle avait fait le voyage avec nous dans le tube Citroën que vous conduisiez. Nous sommes allés à Munich où nous avons dormi dans une grande salle (gymnase ou salle des fêtes) puis Garmisch Partenkirschen. Nous nous souvenons surtout des trajets sur l'autoroute, le auvent arrière ouvert et Odile  (sa cousine) qui faisait des signes amicaux aux voitures qui nous suivaient. Avec Annelise (qui venait de la voir avec son mari) nous avons bien ri en évoquant tous  ces souvenirs.

     Grâce à vous j'ai pu nouer de nombreux liens d'amitié à Scluttenbach et améliorer sensiblement ma connaissance de la langue allemande. Je ne peux bien sûr évoquer tous mes joyeux souvenirs du jumelage; ils sont trop nombreux. Mais je tenais encore une fois à vous remercier bien chaleureusement pour tout ce que vous avez fait pour les gens de Soudron et les jeunes en particulier...

                                                                         Michèle

     Merci Denis, merci Michèle pour ces témoignages qui me vont droit au coeur. Dites moi comment faire pour ne pas en tirer un soupçon d'orgueil. 

 

      Je vais essayer de rappeler quelques faits qui ont marqué ma vie depuis qu'Odile nous a quittés. C'est à la suite de son décès que je me suis investi dans une association de bénévoles qui a pour but d'accompagner tant que faire se peut des personnes qui sont soit dans une maison de retraite, soit dans des hôpitaux soit dans des centres spécialisés en soins palliatifs. C'est une amie qui m'a fait connaître l'association JALMALV.  Ce sont les initiales de Jusqu'A La Mort Accompagner La Vie. Nous sommes une quarantaine de bénévoles à Marseille. Nos objectifs sont : Soulager la détresse et les souffrances des personnes en fin de vie, âgées ou fragilisées, en les accompagnant par l'écoute. Participer au développement des soins palliatifs. Faire évoluer les attitudes et les mentalités face à la mort  et à la fin de vie.

     Après une formation qui dure six mois de janvier à juin à raison d'un samedi par mois, on est agréé et une activité vous est attribuée. C'est ainsi qu'en juin 2013 il m'a été demandé de m'occuper de la bibliothèque de la clinique Sainte Elisabeth au 72 rue Chape 13004, spécialisée dans le domaine des soins palliatifs. Depuis bientôt 3 ans je me rends à Sainte Elisabeth le lundi après-midi. Après avoir mis un peu d'ordre dans le classement des nombreux livres de la bibliothèque je vais de chambre en chambre proposer de la lecture aux résidents. On a mis à ma disposition un petit chariot sur lequel sont disposés livres et revues diverses. Bien souvent je me rends compte que le résident est tellement affaibli qu'il ne peut plus lire. Mais parfois l'un ou l'autre se trouve être intéressé. Il choisit livre ou revue que je pourrai renouveler le lundi suivant. D'autres fois la conversation s'engage sur un sujet divers. Souvent aussi des personnes de la famille se trouvent dans la chambre ne manquent pas de me remercier de mon dévouement.

     Ensuite je me rends à la MAS, (Maison d'Accueil Spécialisée) bâtiment qui se trouve du côté opposé. Là, résident des personnes handicapées qui se déplacent en fauteuils roulants. Comment ne pas ressentir un sentiment de compassion en apprenant que certains sont là depuis plus de 20 ans! 

      

     Un autre domaine qui me tient toujours à coeur, c'est la famille et plus spécialement les membres avec lesquels j'ai vécu des moments très intenses. Chaque année j'essaie de reprendre contact avec les familles de mes frères et leurs enfants en Champagne, avec ma soeur à Pantin, avec des cousins et cousines à Attichy dans l'Oise. 

     Malheureusement au cours de ces dernières années mes cinq frères m'ont précédé dans l'au delà. Ce fut d'abord Roger décédé le 14-5-1980 à l'âge de 54 ans à St-Jean-sur-Tourbe, ensuite ce fut Guy décédé à Auve le 30-5-1992 à l'âge de 60 ans, puis ce fut Jean-Marie décédé subitement , le 15-5-1997 également à Auve à l'âge de 57 ans, ensuite ce fut Denis décédé le 4-4-2O13 âgé de 77 ans à Somme-Suippe et enfin Roland notre aîné décédé le 13 octobre 2015 à 90 ans à Bussy-le-Château. Souvent me reviennent en mémoire de nombreux moments que nous avons vécus ensemble durant notre enfance et notre jeunesse. Car l'esprit de famille a toujours été intense entre nous.

 

     UN  VOYAGE  EN  CHAMPAGNE  LES  55  ANS  DU  JUMELAGE 

 

     Le mardi 10 mai: 9h  départ gare St Charles à Marseille du TGV pour gare de Lyon à Paris où nous arrivons avec une heure de retard du à un voyageur souffrant d'un sévère malaise. Mon beau-frère Alain m'attendait avec grande patience. Merci Geneviève et Alain pour votre accueil.

     Mercredi 11 mai: 8h36 départ en TER de la gare de l'Est pour Châlons-en-Champagne où m'accueillait ma nièce Jacqueline Doré. Rapide visite à notre cousin l'Abbé André Mauclert âgé de 103 ans hébergé à la maison de retraite des prêtres du diocèse de Chalons.

      A midi ma nièce Elisabeth et son mari André Gobillot nous invitaient à partager le repas de midi avec la famille de Bussy-le-Château avec coupe de champagne. Merci les Bussynets. Visite sur la tombe de Roland.

     Le soir, c'est notre belle-soeur Denise qui nous attendait à Somme-Suippe. Repas familial en compagnie de Claire venue tout exprès de chez les Chtis, de Jean-Yves et sa charmante compagne et ses deux enfants. Visite au cimetière sur la tombe de Denis et de nos parents Alfred et Marie-Louise.

     Jeudi 12-5-16: Jacqueline m'emmène faire une visite rapide chez sa soeur Michèle à Bussy-le-Repos pour saluer sa famille et  admirer leur magnifique jardinerie tenue par ses enfants Marion et Baptiste. Si vous aimez les belles fleurs allez au "Jardin des Zayons"

     A midi nous arrivons à Auve où nous reçoit Françoise Rolin, veuve de Jean-Marie. Nous prenons des nouvelles de toute sa famille, spécialement de Jean-Sébastien, son fils toujours très handicapé. Des visites près de spécialistes à Paris ne permettent pas de connaître l'origine de ce handicap ni de savoir quels remèdes proposés. Après le repas visite au cimetière sur les tombes de Jean-Marie et de Guy.

    Ensuite, je me rends chez Françoise Monfeuillard, veuve de Guy qui habite à proximité. Nous échangeons des nouvelles des uns et des autres. Les jeunes sont bien occupés. Laurent son fils me conduit dans la nuit jusqu'à Suippes chez ma nièce Jacqueline et Philippe qui m'offrent gentiment le logis et un peu de couvert. Merci

     Vendredi 13 mai: Rolande, veuve de Roger me reçoit à St Jean-sur-Tourbe  Quelle heureuse coïncidence, c'est aujourd'hui la Ste Rolande. Et du fait qu'elle n'est pas superstitieuse, ce vendredi 13 ne lui pose pas de problème. Son fils Pascal occupé sous l'immense hangar me fait voir leur nouvelle moissonneuse-batteuse; une véritable usine roulante avec une largeur de coupe de plus de 9 mètres. Lui et son frère Jacques envisagent de se constituer en entreprise pour aller battre les céréales de cultivateurs de la région. Pascal me fait voir aussi une immense benne qu'ils chargent en grains de maïs tous les 15 jours pour alimenter les 30 points de nourriture des sangliers et chevreuils dans le proche camp militaire de Suippes. Après le repas au cours duquel nous mangeons du sanglier, Rolande m'accompagne jusqu'au cimetière sur la tombe de mon frère Roger autour de l'église. Cette belle église de campagne qui servit d'hôpital pour soigner les militaires blessés durant la guerre de 14-18.

     Et le soir de ce 13 mai nous nous retrouvons à Suippes chez Philippe et Jacqueline qui souhaita bonne fête à sa maman en lui offrant avec émotion un joli bouquet de fleurs.

      Samedi 14 mai:

      A 9h30 Jacqueline m'emmène jusqu'à Soudron pour célébrer le 55ème anniversaire du jumelage avec le village de Sclutenbach en Forêt Noire.

     A 13h arrivée des amis allemands en car. Après un apéro de bienvenue et le repas pris dans les 15 familles d'accueil, visite guidée du village de Soudron qui s'étale sur plus de 2 kilomètres tout au long de la Soude. Le soir nous nous retrouvons dans la magnifique et spacieuse salle des fêtes où plus de 120 personnes sont invitées à passer une soirée inoubliable avec mots d'accueil, remerciements, menu copieux, musique avec une danseuse déjantée.

     Dimanche de Pentecôte 15 Mai

     Deux cars nous mènent jusqu'à Troyes. Visite guidée de la magnifique vieille ville aux colombages datant de plus de 4 siècles. Nous admirons les superbes vitraux  de l'église St Eloi. Le soir, de nouveau la grande salle des fêtes nous accueille. Savez-vous pourquoi  une si splendide salle dans un petit village de 300 habitants. La réponse c'est : Le Pétrole. Oui plus de 10 pompes s'activent depuis plusieurs années sur le territoire de la commune. Alors, me revient en mémoire une phrase de Giscard disant :"La France n'a pas de pétrole mais a des Idées". Et moi je dis: "Soudron a du pétrole et aussi des Idées". 

     Lundi de Pentecôte 16 Mai

     Matinée libre avec, malgré un temps maussade, activités sportives et visite de l'église datant du XII ème siècle qui vaut le détour avec son retable classée.

     A 15h rassemblement devant la mairie pour souhaiter bon voyage à nos amis de Schluttenbach que nous voyons partir avec beaucoup d'émotions. 

      Nous nous retrouverons, c'est promis juré, en Forêt-Noire dans 5 ans. 

          Mardi 17 Mai     

     Odile Weber accompagné de Serge son ami Martiniquais, me conduit jusqu'à la gare de Chalons. Merci Odile. 10h départ, 10h35 Epernay, 11h Château-Thierry, midi gare de l'Est où Alain, mon beau frère m'attendait. 

Bel après-midi et bonne nuit chez ma soeur Geneviève à Pantin. Merci à vous deux. 

          Mercredi 18 Mai

     Retour vers Marseille, en TGV. Comme par hasard c'est de nouveau jour de grève à la SNCF. Mon billet est programmé pour un départ en gare de Lyon à 9h30. Comme Alain est toujours très précautionneux nous arrivons à la gare avec plus d'une heure d'avance. Nous voyons qu'un départ pour Marseille est annoncé pour 8h30, je m'informe de la possibilité de prendre celui-là. Pas de problème. C'est ainsi que grâce aux grévistes, je suis arrivé à la gare St Charles avec une heure d'avance. Merci les grévistes.

    

                  UNE  VISITE  A  MON  AMIE  CLAIRE FEUR-ALAUSE

      Vendredi 15 juillet 2016

     8 heures: La radio parle du terrible attentat perpétré hier soir à Nice sur la promenade des Anglais. Un camion fou tue 84 personnes dont une dizaine d'enfants, lors des festivités du 14 juillet

.   9h30: gare St Charles. Je pars passer le w-e prés de Montpellier chez mon amie de plus de 50 ans Claire Feur-Alause connue à Bobo-Dioulasso dans les années 1966-1968.

    10h18; 11h25 Nîmes;11h53 Montpellier. Claire est là. Rapidement nous arrivons aux "Terrasses" sur la commune d'Aniane. Belle villa avec piscine. Dans la soirée plusieurs de ses petits enfants viendront profiter des bienfaits de la baignade. Claire apprécie la proximité de ses deux fils. Raphaël kiné et Michel prof dans un lycée. J'aime cette ambiance familiale. C'est super sympa.

   

     Samedi 17 juillet     

Matin calme. Je marche jusqu'au centre du bourg d'Aniane à plus d'un kilomètre. Ambiance paisible. A midi Laure, soeur de Claire arrive avec son sourire et sa vitalité intacte. Joie des retrouvailles! Et rapidement nous évoquons les souvenirs des années 1966-68 vécues à Bobo-Dioulasso en Afrique de l'Ouest. Au cours de l'après-midi, Claire nous invite à nous baigner dans sa piscine, baignade qui nous rappelle les bonnes plongées dans l'eau claire et limpide à proximité de Bobo, lieu agréable qu'on appelait "La Guiguette".

     A 18h, j'accompagne Claire à l'église d'Aniane où est prévue une célébration sans prêtre. Quelle n'est pas ma surprise de découvrir cette immense église abbatiale à l'allure de cathédrale. Claire m'explique que cette église fut fondée par St Benoît d'Aniane dans le cadre d'un monastère ayant compté jusqu'à 300 moines bénédictins. 

     Permettez moi de vous résumer la vie de St Benoît d'Anniane grâce aux documents que me prête Claire. Benoît, de son vrai nom Witiza est né vers l'an 750 prés de Montpellier. Jeune il est à la cour de Pépin III échanson de la Reine. En 773 il fait partie de l'armée d'Italie. A la suite d'un accident "providentiel"où il manque de se noyer en portant secours à son frère, il fait voeu de devenir moine. En 774 Witiza choisit symboliquement le nom de Benoît. Il mène une vie très ascétique. Vers 779 il se retire à Aniane dans une propriété familiale au milieu des hautes garrigues du Languedoc.  A la fin des années 780 il construit une église, un nouveau monastère somptueux capable d'abriter "mille moines". Ses moines essaiment dans toute la région. C'est ainsi qu'il crée à "Gellone" un monastère qui sera dirigé par St Guilhem du désert. (Voir plus loin topo sur le comte Guillaume)St Benoît a dû lutter contre les prébendiers et les moines venus en religion pour fuir les malheurs du temps. Il meurt le dimanche 11 février 821 à Inda près d'Aix-la-Chapelle. Ses contemporains honoraient déjà en Benoît d'Aniane le continuateur de Benoît de Nursie.

                                                   

                        Dimanche 18 juillet 2016       

      A 10h nous partons Claire et moi vers St Guilhem. Nous nous recueillons sur la tombe de Mylène et Pierre Alause, ses parents où repose aussi son mari Pierre Feur. Emouvants souvenirs! A 11h nous assistons à la messe dominicale dans cette magnifique abbatiale romane. Après la messe nous allons à la librairie qui se trouve dans le cloître adjacent. C'est là que j'achète le petit livret intitulé "St Guilhem de Gellone" de Gérard Alzieu. En voici un petit condensé: " Tous les documents concordent pour faire de St Guilhem le fils de Thierry et Aude. Ainsi dans la charte de dotation du monastère de Gellone (804) Guilhem lui-même dit "mon père Thierry et ma mère Aude". Sa naissance se situe vers le milieu du VIII ème siècle. Son cousin germain et ami, le futur Charlemagne était né en 742. Aude, sa mère était fille de Charles Martel.

     Que fit Guilhem jusqu'en 790, date à laquelle il entre dans sa vie publique? Il est bien évident que Guilhem, qui devait laisser le souvenir d'un des plus vaillants guerriers de son temps, participa aux diverses     campagnes de Charles: guerre d'Aquitaine (770), guerre contre les Saxons(772), guerre de Lombardie(773), guerre contre les Sarrazins d'Espagne(778) au retour de laquelle périt Roland, le futur héros de la Chanson, guerre de Bretagne(786), guerre de Bavière(787), guerre contre les Slaves(789), jusqu’à sa nomination à Toulouse qui le fixa définitivement en Aquitaine.

     Nous savons que Guilhem fut marié deux fois. Ses deux épouses sont nommées Cunégonde et Guiborc. Il eut de nombreux enfants. Parmi les dix connus on compte trois filles et sept garçons. Durant de nombreuses années Guilhem guerroya. Des chroniques de l'époque soulignent sa bravoure:"Guillaume combattit courageusement" Et c'est en 806 qu'il quitta les armes. "En cette année, le comte Guilhem se fit moine au monastère d'Aniane". Ainsi donc, durant une quinzaine d'années Guillaume, comte de Toulouse, mena des guerres au cours desquelles il se distingua par sa bravoure et son héroïsme. La prise de Barcelone (803) est considérée comme l'apogée de sa carrière

     Trois ans plus tard, en 806, il décide de se faire moine. C'est le 29 juin 806 que Guilhem "ayant déposé ses vêtements tissés d'or, s'étant fait raser la chevelure et la barbe" revêtit l'habit monastique. C'est au fond de la vallée de Gellone qu'il décide de mener une vie de pauvreté et de grande humilité. Il y meurt le 28 mai 812. Il fut inhumé dans la chapelle dédiée à St Michel. Les moines de Gellone le vénérèrent comme un saint. Bientôt, des foules y viennent en pèlerinage. Sa fête se célèbre le 28 mai.

     Lundi 18 juillet 2016

10h45 Avec Claire départ vers la gare St Roch de Montpellier. Claire prend une petite route moins encombrée que l'autoroute. A 11h30 nous arrivons dans les faubourgs de la ville, mais Claire n'arrive pas à trouver le chemin de la gare. Une passante questionnée nous dit de faire demi-tour, de passer sous les arcades et de rouler vers la gauche<. Feux rouges nombreux. Mon train est à 12h09 et il est 12h. Claire me dépose à proximité de la gare que je gagne à pieds. Plus que 3 minutes. Une dame bien aimable me dit de regarder le panneau d'affichage qui va m'indiquer le quai où mon train doit arriver. Ce tableau signale qu'il a 20 minutes de retard  Ouf!          Merci Claire de ton excellent accueil.

    25 juillet 16 : Décès du Père André Mauclert à Châlons-en-Champagne

L'abbé André Mauclert était originaire de Somme-Suippe où il est né le 21 février 1913. Il était cousin germain de ma mère et parrain de mon frère Denis . Il a écrit sa vie intitulée "Les mémoires d'un tonton curé". De temps en temps j'aime en parcourir des extraits. Je me suis même permis, avec son accord,  d'en insérer quelques passages dans ma biographie.

     Le chapitre IV de ses mémoires s'intitule:  le Mythe "TATASS". Ce mot de tatass vient du diminutif de Stanislas. C'est ainsi que les gens du village le prénommaient. Du fait que ma mère est une descendante de Stanislas Mauclert, je suis un "Tatass" comme une multitude d'autres puisque le Tatas à 42 ans épousa une jeune fille de 20 ans, Anna Viart  (la Nana) avec qui il eut 7 enfants vivants dont ma grand-mère Pia Mauclert. Chaque fois que je me rendais en Champagne je lui rendais visite à la maison de retraite des prêtres du diocèse de Châlons. La dernière fois, comme je l'ai mentionné plus haut, ce fut il y a deux mois à la Pentecôte lors de mon séjour en Champagne pour fêter les 55 ans du jumelage du village de Soudron avec le village de Schluttenbach en Forêt Noire.

     L'avis de décès indique: Le Père André Mauclert est entré dans la maison du Père le 25 juillet 2016 dans sa 104ème année et dans la 80ème année de sa vie sacerdotale. Suit une longue liste des différents postes qu'il occupa  et des différentes fonctions qui lui furent confiées en tant que vicaire à Suippes à ses débuts, curé doyen à Fère-Champenoise et archiprêtre à Sézanne. A la sortie de la cérémonie des obsèques en l'église de St Jean à Châlons fut distribué aux nombreux assistants un texte qu'il composa en avril 1980 qu'il intitula: Quelques réflexions. " J'affirme ma Foi totale en ce Dieu que j'essaie toujours de découvrir...La Rédemption est un acte  de bonté unique...Je remercie très fort ceux et celles qui m'ont fait du bien... Voilà!  A tous et à toutes, je dis à la fois "Adieu" et   "Au revoir" en acceptant là encore le mystère de ce "revoir"... Priez pour moi. Tâchez de CROIRE vraiment. Faîtes le plus de bien que vous pouvez. Merci.    Ce 13 avril 1980

     Il vécut encore 36ans après avoir écrit ces réflexions. Je suppose qu'il ne pensait pas alors devoir vivre encore si longtemps.

      Son inhumation eut lieu au cimetière de Somme-Suippe.


Samedi 30 juillet 2016

      Un grand ami de "Pousuivre" qui habite à Celony au nord d'Aix-en-Provence qui s'appelle Marc Bitterlin invite sa nombreuse famille, sa multitude d'amis et connaissances à venir fêter ses 80 ans. C'est ainsi que nous nous  retrouvons plus d'une centaine de personnes à lui exprimer notre amitié et à  lui souhaiter longue vie. Des jeunes nous offrirent de nombreux spectacles que nous avons pus admirer et applaudir dans le grand jardin de Marc. Et devinez quel beau cadeau lui fut offert en cette occasion? Un broyeur de branchages qui vont permettre à Marc de constituer une grande quantité de compost. J'espère Marc, que tu ne l'utiliseras jamais pour broyer du noir ! 

 
Michel au travail de broyage le 15 fev 2017 (clic pour agrandir l'image)

              UN  MERCREDI  PAS  COMME  LES  AUTRES  Le 10 Août  2016

     Ce mercredi à 15h, comme convenu, ma nièce Catherine, fille de mon frère Roland, avec son mari Serge Kneip et deux de ses trois garçons, Vincent l'aîné et Rémy le dernier, passent me prendre. La veille ils avaient visité la Camargue. Nous nous orientons vers le Mucem (Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée). Partout des voitures à ne savoir qu'en faire. Difficile de trouver une place libre dans le 3ème  niveau du parking.  Nous émergeons à la surface et nous découvrons une file d'attente d'au moins 300 mètres sur 2 ou 3 rangs. La décision est vite prise de renoncer à entrer dans le musée. Nous le contournons et à pieds nous longeons le Vieux -Port en remarquant au passage l'Hôtel de Ville. Photo de la plaque signalant que 600 ans avant notre ère des Phocéens débarquèrent ici même. Photo de nous 5 qui apparaît au dessus de nos têtes et décision prise d'aller saluer la Bonne Mère. Au moment de  prendre le bus 60 qui monte Jusqu'à Notre-Dame de la Garde, bousculade qui fait que je me retrouve allongé le long du trottoir. Je me remets sur pied et hop le bus nous dépose sur les hauteurs de Marseille que nous admirons malgré un mistral affolant et un nuage de fumée qui provient d'un vaste incendie qui sévit au nord de la ville, aux Pennes-Mirabaeu et Vitrolles. 1 500 pompiers furent mobilisés pour lutter contre les flammes. A l'intérieur de la basilique nous prions durant quelques instants tout en admirant cet intérieur magnifique avec ces mosaïques superbes.

Feux à Vitrolles vus d’Eguille

     Pour terminer la soirée Vincent se propose de  nous payer le resto. Bonne idée; sur son smart phone il nous dégotte "Le Roy René" sur les immenses terrasses en bord de mer avec coucher de soleil à la clé. Au cours du repas nous discutons de choses et d'autres. A un moment, Remy qui est assis près de moi, me dit qu'il a lu le récit de ma vie d'une seule traite. Il ne sut s'arrêter du début à la fin. Cela fait toujours plaisir d'entendre de tels propos. Retour à travers la ville  by nigt. A 20h30 ils me déposaient à La Valbarelle. Merci à vous quatre pour ces quelques belles heures  inoubliables passées ensemble.

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        Dimanche 25 Septembre Fête de la St Michel  du côté de St Loup

    Une affiche avait attiré mon regard et retenu mon attention quelques jours plus tôt. On annonçait une cavalcade dans l'immense parc de la mairie du 9 et 10e arrondissement au lieu dit "La Maison Blanche" , comme aux Etats-Unis. Le matin dans le bus que  j'emprunte pour me rendre à la fête je remarque à quelques mètres de moi un homme qui tenait dans main à hauteur de sa poche un chapelet. J'avoue que j'en fus très étonné . Mais pourquoi pas!
     Vers 10h j'arrive dans cet immense parc aux grandes allées et avec au beau milieu un joli plan d'eau. Alors que j'étais assis sur un banc au soleil, un jeune homme me dit en passant: "Bonjour le plus grand droguiste du monde". Voilà comment me considèrent dans le quartier les anciens clients de la droguerie que j'ai gérée pendant 17ans dans la cité Michelis, près de l'entreprise  Rivoire et Carret. Un peu plus tard, je vis arriver dans la plaine 9 chevaux à la crinière blanche montés de 9 jolies cavalières drapées d'une gande tunique blanche également. Les chevaux s'impatientaient et les cavalières s'ingénaient à les calmer. Bientôt 11h; tout le monde attendait. Je m'avançai alors vers la mairie d'où la cavalcade devait débuter. Je me suis assis sur les marches donnant accès à la mairie. Près de moi vint s'asseoir une jeune et jolie dame munie d'un appareil photo bien décidée à garder des souvenirs de cette belle journée. Je lui fis cette réflexion:" C'est magnifique ce grand parc. Cela nous change des quartiers Nord."
     Enfin, à midi je vis dans la cour de la mairie plusieurs personnes monter sur des chevaux, parmi lesquelles Mr Guy Teissier, député et ancien maire du secteur, qui prit la tête de la cavalcade. Il était tout souriant sur son cheval blanc avec un chapeau noir à la mode camarguaise. Il était suivi de nombreux élus et nombreux groupes folkroriques de la région. Au milieu du grand parc était dressée une scène sur laquelle prirent place de nombreuses personnalités. Devant cette scène vinrent se ranger à cheval Guy Teissier, puis le maire et quelques coseilliers municipaux. Mr le député Teissier fit un discours vantant les Provençaux descendant de nos ancètres les Gaulois...
     Des stands avaient été installés où avaient pris place plusieurs traiteurs. A la fin des discours ce fut la ruée vers ces tables pleines de mets succulents et de bons vins de la région. Ensuite je suis allé m'allonger à l'ombre d'un bosquet pour faire une petite sieste bien méritée. Et à côté  se trouvait un petit enclos provisoire dans lequel broutaient 5 ânes que les enfants et aussi les parents,  venaient caresser et donner quelques branches de buissons. Vive la Saint Michel!

                    Du  samedi 15 au mercredi 19 octobre à St Martin de Brômes

   Oui, de temps en temps il faut savoir lâcher prise et se ressourcer. Avec mon amie Lysiane de Venelles, décision fut prise de passer quelques jours de détente ensemble du côté de Gréoux-les-Bains. C'est à l'hôtel de La Fontaine à St Martin de Brômes que nous avons posé nos valises pour 5 jours. L'arrière saison nous permit de bénéficier d'un temps agréable et radieux.  St Martin est un petit village typiquement provençal de quelques centaines d'habitants, construit à flanc de colline. Il est dominé par l'église et la magnifique tour de l'horloge. Cette tour, datée du XIVème siècle, haute de plus de 23 mètres, abrite au rez-de-chaussée un musée gallo-romain. Malheureusement, nous n'avons pas pu le visiter du fait qu'il n'est ouvert que de juin à septembre.   
     Gréoux-les-Bains n'étant qu'à 5 km nous avons pu nous y rendre presque chaque jour. En cette arrière saison les curistes fréquentant les thermes étaient encore trés nombreux. Cette ville balnéaire ne manque pas d'attrraits, ni de spectacles. De nombreues activités et expositions sont organisées. Le grand château qui domine la ville attire de nombreux touristes malgré les tavaux en cours.
     Le mardi 18 nous avons eu droit à l'hôtel de  La Fontaine à un bouquet de fleurs sur notre table, car c'était l'anniversaire de Lysiane. "Joyeux anniversaire Lysiane, nos voeux plus sincères." Le lendemain, fini les vacances, nous sommes rentrés à Venelles.

                    Mardi 8 novembre 2016  UNE  MATINEE  MEMORABLE

Suite à des ennuis intestinaux, un urologue me prescrivit un scanner à l'hôpital St Joseph. L'examen se passa dans de bonnes conditions et au moment de prendre congé, l'opératrice me dit :"N'oubliez pas de passer aux toilettes, sinon vous allez m'en vouloir!" Ce que je fis à plusieurs reprises. Je lui dis aussi que j'allais me rendre au service des Impôts, rue Borde qui se trouve à proximité. Elle me répondit qu'il fallait souhaiter que les employés des finances ne soient pas en grève. Non, ils n'étaient pas en grève mais comme toujours la file d'attente était longue. Au bout d'un bon quart d'heure, l'envie me prit de me soulager. Où sont les toilettes, s'il vous plaît. Aucune; vous pouvez aller voir dehors. J'aperçus prés de la sortie au pied du mur, un petit endroit couvert de copeaux et d'écorces d'arbres. Ni une ni deux je me soulage, mais derecfef  une dame sapproche et me dit :"que faites vous là; votre carte d'identité ou j'appelle la police." Je ne me le fis pas dire deux fois. Elle en fit une photo-copie et me la rendit. Je repris ma place dans la file d'attente et au moment où mon tour arrivait, cette brave dame me dit :"Monsieur, nous ne pourrons pas vous recevoir aujourd'hui, veuillez revenir plus tard."  Voilà me dis je, c'est ma punition. je n'avais d'autre solution que d'optempérer.
     Le mardi suivant 15 novembre je me rends le matin au service des finances publiques rue Borde, pour enfin régler cette affaire d'erreur d'imposition sur un appartement que je possède à St Loup dans le 10e. Quelle ne fut pas ma surprise de voir tout un tas de monde dans la rue et des drapeaux de la C.GT. et F.O proclamant  "services en grève." J'aborde un grèviste qui me dit qu'on supprime des postes, qu'ils ne sont pas assez nombreux, qu'ils sont débordés etc. Je lui dis alors :"cette rue pote bien son nom, bordel..."    Je vais faire voter une loi exigeant que des toilettes soient accessibles dans tous les lieux publics

                 11 Novembre 2016: Les 86 ans de mon cousin Denis Pommois

       Oui, à Marseille, j'ai un cousin champenois comme moi, issu de germain, cousin au deuxième degré. Nous faisons partie de la grande famille des TATASS, les multiples descendants du grand-père Stanislas Mauclert, le Tatass ( contraction de Stanislas) comme l'appelaient les gens du village de Somme-Suippe, et de la grandmère Anna Viart appelée La Nana. Stanislas et Anna (20 ans de moins que lui) eurent 10 enfants. Parmi lesquels Henriette, grand-mère paternelle de Denis  et, Pia, ma grand-mère maternelle. Je ne sais si vous avez l'habitude de jongler dans ces histoires de famille. Toujours est-il, que loin de notre Champagne d'origine nous avons la chance de pouvoir évoquer bien des souvenirs communs.
    Donc, le dimanche 13 novembre j'étais invité à fêter les 86 ans de Denis en compagnie de son épouse Marie-Antoinette dans leur grande maison à St Julien, beau quartier à la périphérie est de Marseille. Nous échangeons quelques nouvelles de ces dernières semaines et rapidement ils me parlent de leur fille Isabelle qui habite à Paris. Précedemment, ils m'avaient dèjà informé qu'Isabelle, à la suite d'une chute malencontreuse dans son magasin était très handicapée, se déplaçant en fauteuil roulant et portant un corset. Et voilà qu'un miracle s'est produit le jeudi 22 septembre. Quel miracle?  Des voisins d'Isabelle lui proposèrent de l'emmener jusqu'à l'église Notre-Dame des Champs dans le 3e arrondissement de Paris où tous les jeudis a lieu une cérémonie spéciale. Un prêtre portant le Saint Sacrement circule dans l'église. Ce jour là, il s'arrêta devant Isabelle priant dans son fauteuil roulant. Et subitement, elle ressentit une chaleur intense et se retrouva à genoux. Elle se releva, jeta son corset  et ses cannes et put se remettre à marcher normalement.
     Quand elle se rendit chez le docteur qui la soigne, celui-ci fut tout étonné de la voir rétablie. Il déclara cette guérison incompréhensible; c'est une "amélioration spontanée inattendue". Il fit réaliser des radios et des scanners pour y trouver des explications. Et son kiné qui est de religion juive  déclara: " On ne peut pas exclure l'intervention surnaturelle."  Moi qui suis habituellement peu enclin à croire à ces événements miraculeux, j'avoue que parfois on ne trouve pas de réponses rationnelles... 

                     Dimanche 20 Novembre, anniversaire de Hugo, notre Petit-Fils.

     Ce dimanche nous  nous retrouvons à La Bouilladisse chez Frédérique sa maman, pour fêter les 19 ans de notre petit fils Hugo. Déjà 19 printemps. Que le temps passe vite! Je le vois encore quand nous allions Odile et moi le mercredi  pour le garder en même temps que sa soeur Carla à Mimet, village le plus élevé des Bouches du Rhône; 700 et quelques mètres. C'était le bon temps! Il aimait taper dans le ballon dans une petite clairière du bois voisin.
     Etaient présents sa soeur Carla, également Mr et Mme Robert ses grands parents ainsi que son oncle François accompagné de son amie et de sa fille Laurie qui suit une formation dans un salon de coiffure. Hugo a soufflé les 19 bougies sans problème. Il poursuit ses études, après le bac, en I.U.T. ( Institut Universitaire Tecchnologique) à Digne-les-Bains, en section logistique et contrôle de qualité. En même temps il suit une formation pratique d'apprentissage à Cavailllon au sein du groupe des ciments Lafarge. Au moment du déssert son oncle François à l'aide de son smartphone se mit en relation avec sa deuxième fille Jessica qui habite au Canada, à Montréal. On a pu admirer le beau sourire de Zoé, sa deuxième fille. Les distances n'existent plus